dimanche 7 juillet 2013

En long en large et en travers.

Parfois, j'ai le sentiment que la vie est trop. (Je vous rassure tout de suite, ceci n'est pas un post sur une envie de mourir quelconque, loin de là). Je suis certaine de ne pas être la seule à avoir ce sentiment (en tout cas j'espère, ce serait sympa de me rassurer). J'essaye de m'expliquer. Je suis quelqu'un d'assez émotif. Je ne sais pas contrôler mes émotions (colère, tristesse, bonheur, désir, entre autre. Ma vie n'est pas facile, je sais), et certaines fois j'aimerais bien être plus grosse, histoire de pouvoir contenir toute cette masse de sentiments à l'intérieur de moi. Ou alors que les émotions soient moins vives. Moins extravagantes. Moins trop  (tu saisis ou j'ai déjà commencé à te perdre ?). Évidemment comme aucune des deux hypothèses n'est possible, j'ai le sentiment de m'élever. Comment vous expliquer ça sans que vous me preniez pour une folle.. La tâche me semble ardue ! J'ai souvent ça avec la musique, en concert. Quand trop de bonheur, je ne peux pas tout garder en moi, c'est comme si je m'évaporais. Vous voyez le délire ? C'est un peu bizarre, je vous le concède. Mais je vais bien, je suis encore entière. Hourra !

Vraiment, des fois le sentiment que la vie est trop, que je n'arrive pas à tout gérer, à tout prendre avec moi, à tout garder en moi, est souvent là. Je crois que c'est pour ça qu'en partie je me suis décidée à écrire ici. J'ai toujours aimé écrire. Ou plutôt, écrire m'a toujours fait du bien. J'étais du genre la fille avec un journal. Où j'écrivais assidument quand je décidais de commencer à écrire. Et finalement à laisser tomber. Parce que je me rendais compte que ma vie ne valait pas la peine d'être racontée en long en large et en travers dans un journal. Et en grandissant, j'ai juste compris que j'écrivais quand ça n'allait pas. Et que j'arrêtais quand ça allait mieux. Je me suis même lancée dans l'écriture de chansons (avoir un meilleur ami guitariste ça aide), mais je me suis vite rendue compte que je n'avais aucun talent, et j'ai préféré laissé ça aux autres, bien meilleurs que moi.

Je ne sais plus trop pourquoi j'écris ce soir. Je rangeais ma chambre après avoir passée ma journée à bouquiner/dormir sur mon balcon, en maillot de bain comme une limace, à regarder des séries (oui parce qu'au fait, je suis en vacances ! Youpi hein ? En fait pas trop. Mais ceci est une autre histoire. Ô joie !) (Vous avez le droit de me détester si vous aimez les vacances, mais que vous n'en avez pas. Je comprendrais, je vous en voudrais pas.), et d'un coup c'était trop. Il y a maintenant une semaine je pense, voire plus, je lui ai envoyé mon dernier sms. Et je vais essayer de m'y tenir. Respecter quelqu'un c'est le laisser partir. Alors je vais essayer pour de bon. Mais tout à l'heure, après cette journée au soleil, j'étais pleine d'optimisme, et je me suis laisser aller à penser "pourquoi pas essayer ce soir ?". Le seul truc que j'ai trouvé pour éviter d'y penser c'est de ranger mon bazar. Jusqu'à ce que je me rende compte, et que je me souvienne de l'existence de cet espace. Je ne pourrais pas dire que ça va mieux, je combats tous les jours l'envie de lui écrire VS respect, mais ça soulage. De le faire sortir de ma tête. Tout du moins de l'écrire, et de ne pas emmerder mes amis avec cette histoire. Il serait temps que ça s'arrête. Je suis pleine d'espoir, seulement à partir de fin août, puisque nous travaillons au même endroit. Tout va bien dans le meilleur des mondes. J'ai prévu de quoi faire pour me remonter le moral et faire face : Rock En Seine.YEAH.

The Leisure Society - Fight For Everyone.


mercredi 12 juin 2013

Ça fait un moment que je me demande comment écrire, comment partager tout ce que la main et le toucher représentent pour moi.
La main c'est l'organe de la proximité, du toucher. Parfois de la violence, mais plus souvent de la sensualité, de la chaleur. Toucher c'est réconfortant. A l'école on nous apprend que maintenir le contact avec le patient de manière tactile peut être apaisant. Poser la main sur quelqu'un, c'est lui demander un contact, c'est demander une certaine proximité. Alors quand on a de la chance, il accepte, et peut même nous le rendre. Et parfois il refuse. Bon là il n'y a pas grand chose à faire : laisser l'autre le temps de venir vers vous.
Pouvoir toucher quelqu'un est, pour moi, quelque chose d'important. Je n'arrive pas à toucher certaines personnes. Alors que je les adore. Et avec d'autres que je connais depuis une heure, j'ai envie et je ressens presque le besoin de les toucher. Et d'autres me révulsent carrément. Leur faire la bise est le seul contact physique que je tolère.
Je suis, à la base, très tactile. J'aime toucher les gens, j'aime ce contact particulier. Dans le regard il se passe beaucoup de choses, mais dans le contact tactile, c'est du ressenti. Quand on ferme les yeux, on peut imaginer l'autre avec la main sur le bras. C'est intense même dans les souvenirs. Je ne retrouve pas cette intensité dans le regard. Sur l'instant oui, mais pas dans le souvenir.
Quand ça ne va pas, j'ai deux extrêmes. Soit j'ai besoin de contact, et ça a tendance à me calmer. Mais seulement certaines personnes en sont capables. Soit je refuse le contact. Avec tout le monde. Et je ne supporte plus qu'on me touche. Ce genre de période est difficile à vivre, puisque pour être bien, j'ai besoin de toucher les autres. C'est ma manière de communiquer, ma manière de dire que je les aime. Sans ça, j'ai la sensation de me renfermer et de perdre mon mode de communication. Et là j'ai tendance à devenir barge (plus que d'habitude je veux dire).
La main est ce qui me permet de faire tout ça. Mes mains me permettent de communiquer, quand je ne sais pas le dire avec des mots. 

The Cinematic Orchestra - To Build a home (feat. Patrick Watson)

Bon, ça suffit pour ce soir. Ça faisait longtemps, j'en suis toute émue.

lundi 13 mai 2013

Les chroniques de Fernande


C’est le retour de Fernande !!! Oui bon je sais vous allez vous dire que je ne parle que de choses tristes, mais qu’est-ce que vous voulez ça m’inspire, alors que quand je suis heureuse, je profite juste du moment présent ! Cependant j’y penserai quand même la prochaine fois à faire quelque chose de plus joyeux !
Alors voilà aujourd’hui Fernande est en pleine réflexion. Enfin ce n’est pas Fernande à la base qui est en pleine réflexion, mais Lucien. Lucien c’est un garçon que Fernande a rencontré il y a 1 an et plusieurs mois, sur un bateau. Et depuis c’est une longue histoire, d’amitié avant tout. Voilà Fernande n’a jamais été aussi proche de quelqu’un et surtout d’un garçon. Ils s’entendant vraiment bien, et passent de super moments ensemble. Mais voilà, Lucien il y a 1 an et plusieurs mois il n’était pas célibataire, et même pas du tout. Engagé dans une relation longue très longue pour son âge. Qui s’est terminée pour des raisons pas valables alors que tout se passait bien. A ce moment-là Fernande ne savait pas tout, et elle était en recherche d’un peu de frisson alors ils s’étaient mis ensemble. Ça n’a duré que quelques jours, et Fernande en était bien soulagée, parce que passer après une fille comme ça c’est mission impossible. Cependant une très belle amitié est née de cette rencontre. Et si l’histoire s’arrêtait là ce serait un peu walt disney non ? Sauf que mettez une fille et un garçon célibataire ensemble tout le temps, à se marrer et à s’adorer, ça peut ne pas rester simple. Un truc qui gâche tout arrive : LES QUESTIONS. Bah oui parce qu’au lieu de profiter de ce qu’ils ont, ils se mettent à réfléchir, pourquoi je suis aussi proche de lui ? Pourquoi on s’entend aussi bien ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Alors un jour Fernande elle n’en peut plus elle craque, elle lui en parle, parce que c’est trop pour elle, elle ne peut pas continuer dans une relation aussi ambiguë. Juste besoin de savoir, elle sera fixée au moins. Alors ils en parlent, ils en sont un peu au même point des deux côtés, ils se posent des questions, ils pensent à se mettre ensemble tout en sachant très bien que ça pourrait tout gâcher, et que des amitiés comme ça, c’est pas le genre de truc que tu rencontres, que tu crées que tu vis tous les jours.
Et puis avec Lucien il a quand même un bémol, Fernande elle compte beaucoup pour lui, et il lui dit de ne pas s’inquiéter, il lui fait la liste des filles qui lui courent autour (oui parce qu’il y a une liste… c’est un garçon à copines Lucien !) il lui dit de ne pas s’inquiéter que ce sont juste des copines, toutes non à ce moment-là Lucien il parle d’un joker, concernant son ex. Mais ça, Fernande elle n’y fait pas attention.
Voilà encore quelques mois passent après cette discussion on se dit qu’on va y réfléchir. Pour Fernande c’est tout réfléchi, elle veut, mais elle ne veut pas que ça se fasse pour de mauvaises raisons, pas juste pour voir, elle veut que ce soit réfléchi, et que ça vienne du cœur, bah oui elle est comme ça Fernande, elle fait les choses avec son cœur.
Le temps passe et Fernande se dit que c’est fini, toutes ses copines n’arrêtent pas de lui demander alors quand est-ce que vous vous mettez ensemble avec Lucien, et Fernande elle répond sans faiblir bah jamais on est juste ami, et même qu’elle s’en convainc Fernande, parce que c’est le printemps qui revient, et qu’elle voit tous les beaux garçons qui sortent de leur tanière, et elle se dit que c’est ça la solution. Un amoureux, et Lucien. Voilà, sauf que cette nouille elle ne peut pas vraiment se lancer dans quelque chose d’autre, parce que dans un coin de sa tête il y a toujours Lucien, et qu’elle ne sait pas vraiment ce qu’elle ressent pour lui, et qu’elle se pose toujours des questions, qu’elle ne sait pas ce que ça pourrait donner. A ce moment-là on ne sait pas trop ce qui se passe dans la tête de Lucien mais finalement il se dit que oui il faut tester, que c’est con de rester comme ça, faut dire qu’il a appris Lucien qu’il ne partait pas à l’autre bout de la France pour cet été, alors il a dû se dire que c’était le moment. Ils se mettent donc ensemble. Et c’est à la fois super naturel, et à la fois super bizarre. Bah oui parce qu’ils se connaissent bien, très bien, mais comme ami. Fernande elle se dit qu’il faut un moment d’adaptation, que Rome ne s’est pas construite en un jour. Et que ça finira par aller mieux. Et puis elle est contente Fernande, elle redécouvre les plaisirs d’avoir un amoureux. Elle savoure ces petits moments loin du reste, des soucis, du quotidien.
Mais il ne faut pas trop s’habituer à tout ça, parce que lors d’un grand week-end de 5 jours, Fernande elle se rend bien compte que quelque chose ne va pas. Il ne répond plus Lucien, il est super distant. Alors Fernande demande des explications :
Lucien il ne sait pas ce qu’il veut. Jamais. Trop de questions, et pour Lucien si on se pose une question ça veut forcément dire quelques chose. Donc c’est mauvais signe, donc il ne fait rien. Et Fernande elle est impuissante devant tout ça. Qu’est ce qu’il lui reste à faire ? Attendre, pas possible, plus possible maintenant qu’elle sait tout ça elle ne peut plus, qui voudrait vivre avec une épée de Damoclès juste au-dessus de la tête. Même en essayant très fort, de tout son cœur elle ne peut pas, elle se connaît, ça va lui gâcher la vie. Ce ne sera plus simple. C’est foutu. Alors, le quitter, il ne reste plus que ça. C’est ce qu’elle a réalisé hier Fernande, et elle ne comprend plus grand-chose.  

Breakbot - Baby I'm Yours


mercredi 8 mai 2013

Cunégonde se met à réflechir.

Etre en couple ça veut dire quoi ? D'après les définitions trouvés sur le premier site donné par Google, ce serait :
- un mari et une femme, un homme et une femme vivant ensemble
- deux personnes liés par un sentiment, un intérêt commun
- un mâle et une femelle, ou deux animaux de la même espèce qui font un travail ensemble.
- un système de deux forces contraires, parallèles et de même intensité.

Laquelle est la votre ?

Il me semble que j'ai déjà parlé de ça un peu, mais ça ne fera pas de mal de replancher sur le sujet. J'ai l'impression que pour beaucoup, voire la majorité, la notion de couple c'est avoir des contraintes. Devoir se voir tous les jours, avoir envie de se voir tous les jours, vouloir tout partager avec l'autre. Devenir un duo. Des siamois. J'étais pareil avant. Quand j'étais en couple, il passait avant tout. Ma famille, mon boulot, et surtout mes amis.
Alors à chaque histoire j'ai fait mon petit bonhomme de chemin, toujours pleine de bonnes résolutions (surtout une en particulier en fait) : "mon mec ne passera jamais avant mes amis." Evidemment, comme vous pouvez vous en douter, les bonnes résolutions s'envolent tout doucement. Sans qu'on y fasse attention.

Et cette fois-ci, j'ai décidé une chose. J'essaye de m'y tenir le plus possible : si je dois choisir entre une soirée avec mes amis, et une soirée avec mon mec, je choisis mes amis. (ou alors, et c'est comme ça que je m'en sors le mieux, je passe la soirée avec mes potes, et je rentre décuver et dormir chez mon homme. Intelligente vous dites ?) Sans dec', ça marche vraiment pas mal cette histoire. J'ai la sensation de ne pas avoir à choisir du tout, et j'aime beaucoup. Aussi, je ne me sens pas frustrée de privilégier les uns ou les autres.

Je connais des gens qui font tout ensemble, si tu connais l'un, tu connais forcément l'autre, parce que de toute façon tu les as toujours connu à deux, comme les deux doigts de la main (et souvent, ils se racontent tout, mais tout. Même les trucs entre copines, le mec, il sait toujours tout.). Il y a le couple un peu bizarre : tout le monde sait qu'ils sont en couple, mais on se demande de quelle manière, et surtout quand. Parce qu'honnêtement, on les voit jamais ensemble, et que leur relation a l'air un peu chelou.

Et il y a tous les autres. Qui ont leur propre définition de la chose. Pour moi, un couple c'est deux personnes qui interagissent, qui communiquent, qui partagent certaines choses, mais pas tout. Un couple c'est deux personnes. C'est-à-dire que chacun existe sans l'autre. Chacun a sa propre vie. Et ils la réunissent de temps en temps. Pour moi, un couple c'est se sentir libre. C'est pouvoir être soi, c'est avoir le choix. C'est pouvoir dire "non, ce soir j'ai envie d'être seule".

Mais chacun a sa manière d'être en couple, sa manière de partager sa vie. Tout ne convient pas à tout le monde. Il faut trouver son équilibre avec la personne avec qui on est. N'essayons pas de copier sur les deux d'à côté, ça risquerait de tout gâcher.


Alba Lua - When I'm Roaming Free



lundi 22 avril 2013

Cunégonde et son fut vert.

Yo mes lapins.
Je lisais les Chroniques d'une tatouée, que j'adore soit dit en passant, et sa chronique Sosie or not sosie m'a fait écho. Alors j'avais envie d'en causer un peu entre nous.

Être avec un mec/une fille qui te ressemble, ou être quelqu'un de totalement différent. Quel est le mieux ? Je vais pas recopier sa chronique, elle est excellente, mais j'avais envie de partager sur le sujet, sur mon cas (ouai bah je raconte ma life ici, je fais bien ce que je veux, si j'ai envie de parler de moi moi moi, je parle de moi moi moi, OKAY ?).

Je me suis donc fait la réflexion suivante : perso, être avec un mec qui me ressemble, non merci. Un ami, ok, parce que savoir que dans n'importe quelle situation on va être compris, ça peut être pas mal.
Mais mon mec, jamais de la vie. J'aime bien la bagarre moi. J'aime bien contredire, j'aime bien avoir raison et pas l'autre (bien qu'en réalité c'est souvent l'inverse qui arrive, mais j'aime presque bien quand même). Je suis piplette, je parle tout le temps, souvent pour rien dire d'ailleurs, alors quand on est pas d'accord, j'aime bien. Parce qu'on communique, parce qu'on peut se disputer, parce qu'on peut s'envoyer des gros tacles l'air de rien.
Si avec l'autre on se ressemble trop, on est toujours d'accord selon toute logique. Merci les dialogues :
moi : "t'as vu ce film comment il était trop bien ?"
lui : "ouai, j'ai bien aimé"
moi : "ah cool"
lui : "ouai super"
Merci.

Alors que si on est pas d'accord, tout de suite c'est plus intéressant :
moi : " aaaah ce fiiiiiiiilm, j'ai adoré"
lui : "non, c'était nul, j'aurais pas du t'écouter"
moi : "bah pourquoi ? Il était beau Machin, et Truc c'était une bombasse non ? "
lui : "ouai nan mais ok, ma meuf est trop superficielle quoi. Le jeu d'acteur était nul, le scénar, on s'demande s'il a pas été pondu par une oie un peu malade, aucune histoire, ça tenait pas la route."
moi : " N'importe quoi, t'as rien compris en fait. Tout s'enchaînait, tout était relié, ok c'était un peu mélancolique, le rythme un peu lent, mais c'était puissant comme film."
lui : " Si tu l'dis. Moi je me suis emmerdé. La prochaine fois, je choisis. Bon j'ai faim, ça te dit d'aller manger des sushis ?"
moi : " Pourquoi pas, si tu m'emmènes pas dans ton restau pourri, où les Californias sont fait avec des concombres."
lui : " Mais p***** t'es relou comme fille, je t'ai déjà expliqué que les vrais, il y a du saumon, avocat, ET concombre.."
moi : " Tu dis que de la merde. M'en fou, je demanderai sans concombre. Et arrête de me contre-dire t'es chiant. J'ai raison, au fond de toi tu le sais."

En gros. Bon alors ok, ça peut être gavant au bout d'un moment. Mais toujours moins que le premier essai.
Et pour de vrai, c'est toujours très constructif de parler, d'échanger avec quelqu'un qui n'a pas le même avis. On découvre des choses. D'autres cultures, d'autres philosophies, d'autres manières de faire, de penser. Et j'aime cette idée de mixité. Le fait qu'elle soit dans mon quotidien. Que je vais apprendre quelque chose en rentrant le soir. C'est pour ça que j'aime être avec quelqu'un qui n'est pas dans la même branche : parce que j'en apprend tous les jours.
Alors évidemment, être avec quelqu'un qui te ressemble, qui pense comme toi, qui est presque toujours d'accord ( il y a bien un moment où il va trouver ton pantalon moche, où tu vas détester les choux de bruxelle alors que lui il adore (moi j'dis quitte le direct, un mec qui aime les choux de bruxelle, c'est pas net)), c'est sécurisant, ça rassure, ça semble stable. Au début certes je suis contente d'avoir trouvé quelqu'un qui a l'air de penser comme moi, mais en faite au bout d'un moment je fini par m'emmerder.

So, la bagarre, moi j'aime ça.

Wild Belle - Another Girl




dimanche 21 avril 2013

Le retour.

J'ai honte. SHAME ON ME. Ça fait trois plombes que j'ai pas ramené ma prose ici (ça va, je déconne, péter plus haut que mon cul c'est pas trop mon style, alors on arrête direct les yeux au plafond là, ouai ouai j'ai vu !).
Il est dimanche, il est12h28 précise, et je suis encore in my bed. Sauf que je n'arrive plus à dormir. Normaaaaal il est midi. Oui je sais. Mais j'ai l'impression de pas avoir dormi depuis à peu près trois semaines. Tellement que je suis incapable de vous faire 3615 ma life de ces dernières semaines passées.
Je vais peut-être reprendre un rythme moins e freiné et mener une vie normale, avec 8h de sommeil par nuit. Ca me fera pas de mal. Jeudi matin, j'ai eu le droit à "Cunégonde t'as une sale gueule ce matin. Un café ? " Euuuh ouai. D'accord. Merci. Même deux steuplé, tu serais sympa.
 Bref, tout ça pour dire que, j'ai préféré pioncer que de venir écrire que j'étais fatiguée. Sympa la meuf hein ?

J'ai quand même remarqué un truc. J'ai presque tendance à devenir sympa. Et sociable. A partager avec les autres. Ou en tout cas, leur parler, et même faire des blagues. La fatigue ça change la vie en fait. Enfin, il y a un double tranchant : les pics d'agressivité. Je deviens une grosse garce sympa. ( ... ).

J'ai discuté avec quelqu'un cette semaine (naaaaan sérieux ??? truc de ouf !), qui a beaucoup compté, et qui compte encore. Et pour qui j'ai beaucoup compté (la boucle est bouclée. Humm). Et il me disait (attention moment de gloire for me) "tu es unique. Il y en a qui se rapprochent, mais il n'y en a pas deux comme toi'. Cimer Mec. Une comme moi, ça suffit je pense. Faut pas déconner.
Depuis, ça m'a fait repenser à un truc. Un truc dont je m'étais rendue compte il y a maintenant un an à peu près je pense. Je suis devenue celle que je voulais être. A quelques détails près. Mais en gros, j'y suis arrivée. Après moult aventures et moult péripéties.
J'ai le sentiment que les gens savent qu'ils peuvent compter sur moi. Que j'essaye d'être une bonne amie. Bon je dois avouer que des fois, je chie un peu.
Que malgré les merdes, et les connards rencontrés, je suis toujours debout. (en même temps, on est bien d'accord, je vais pas me la faire à la Ninja et avancer au sol en trainant les pattes. J'ai réussi à garder un poil de dignité.) Je ne suis pas la fille la plus forte du monde (vu la taille de mes biceps, on comprend pourquoi), mais je me débrouille plutôt pas mal. Avec cependant quelques névroses. Paraît que c'est ce qui fait mon charme. (Soit l'amour est aveugle, soit il rend complètement con, ou encore, les mecs sont carrément hypocrites. Perso, mon égo préfère penser que j'ai vraiment du charme. Me jetez pas la pierre siouplé.)

J'hésite du coup : je reste névrosée ou j'essaye de m'arranger un peu ? (vous reviendrez voir dans 10 ans. Ça risque d'être joli.)


The Lumineers - Stubborn Love - Coachella 2013. (Une des raisons pour laquelle mon capital sommeil est au ras des pâquerettes. Il doit même se retrouver au niveau du noyau terrestre à l'heure qu'il est.)


jeudi 11 avril 2013

Cunégonde et les couples.

En ce moment la question que je me pose est la suivante : "Est-ce que l'on est forcément en couple du moment qu'on s'embrasse et qu'on dort ensemble ?"

Hier soir j'étais donc en soirée (avec un tas de troisième année, ça m'a fait bizarre. Gros coup de sociabilisation, autant vous dire que j'ai eu un peu de mal à pas faire ma timide), et de fil en aiguille, on arrive à parler de ça. Restitution.

Le gars :"Et toi t'as un mec ?"
moi : "Euuuuuuh, baaaaaaah, comment dire .. Je sais pas ? "
Le deuxième gars : "Comment ça tu sais pas ? "
Moi : " Bah on en a pas discuté alors j'en sais rien"
Le premier gars : "Bah vous vous embrassez quand vous vous voyez non ? "
Moi : "Oui, et alors ?"
Les gars en même temps : "Bah vous êtes ensemble alors !! "
Moi (plus dubitative tu meurs) : "Ah bon."

Et là, je crois qu'ils se sont dit "elle est chelou cette fille."
Depuis quand, parce qu'on s'embrasse, on est officiellement en couple ? Hein ? J'vous le demande moi. C'est quoi ce bazar ? J'en connais certains et certaines qui embrassent des gens à tout bout de champ. Ils sortent avec pleins de personnes alors !! N'importe quoi. Je ne suis pas d'accord. Embrasser quelqu'un, ça n'engage à rien. Coucher non plus, voire encore moins. On dit bien "un coup d'un soir". Et puis heureusement qu'on ne sort pas avec quelqu'un dès qu'on l'embrasse, parce que moi j'vous dis la misère !! On embrasserait plus personne. On y réfléchirait à deux fois. Je dis pas que c'est forcément mon cas. J'embrasse pas à tout bout de champs (j'aime pas qu'on me touche, ça aide pas). Mais à chaque histoire, je prend le temps de discuter de la chose. Ce n'est pas parce qu'on a passé un bon moment avec quelqu'un que ça implique forcément d'être en couple. Ça se prend à deux cette décision. Il faut être un minimum sur la même longueur d'onde. Je crois. Et puis ça pose les choses. Je trouve ça important moi.
Alors bon, je comprend que pour certains, du moment qu'il y a embrassades (voire bisous baveux dans certains cas .. Beurk.) ils se considèrent en couple, mais j'aimerais bien qu'ils arrêtent de critiquer à tout va ceux qui ne voient pas la situation du même oeil. Bande d'intolérants !

Sur ce, j'me tire chercher le gars quej'embrassemaisavecquijesuispasofficiellementencoupleparcequonenapasencoreparlé. Et je suis déjà en retard, alors la musique, vous pouvez vous brosser ! (Nan je déconne, je mets ça avant la fin du week-end.)

Bel Plaine - Summer Ends