Parfois ressentir devient compliqué. Parce qu'il faut se l'avouer. Parce qu'on a besoin de le partager, sans savoir si en face c'est réciproque, et si ça sera bien pris.
J'ai envie de lui dire que je suis (peut-être) tombée (un peu) amoureuse. Mais la dernière fois que c'est arrivé, ça s'est fini en eau de boudin. Avec des sentiments à plus savoir quoi en faire. Et le cœur en charpie. Le fantôme des ex est toujours ou presque là. Et je trouve ça terriblement compliqué à gérer. J'ai peur du regard vers le passé.
J'ai peur que ce ne soit pas réciproque, peur que ça fasse flipper (parce que moi même je suis en train de flipper ma race). Je me retrouve avec mes peurs de m'attacher. Une fois qu'on est attaché, et qu'on l'a compris, c'est foutu. Est- ce que je suis prête à m'attacher de nouveau, et de cette manière ?
Le matin quand on se réveille, et qu'il m'attire dans ses bras, j'ai envie de lui dire dans l'oreille. Mais les seuls mots qui sortent sont dérisoires. Et ce matin, les vrais mots sont restés bloqués. Je me vois pas lui dire au téléphone, j'aimerais pas qu'il me le dise comme ça si ça devait arriver. Alors je dois attendre deux semaines, un peu moins, pour retenter le coup. En espérant que j'en aurais le courage. Que ça sortira, que je ne laisserai pas les histoires passées venir polluer celle-ci.
Il est loin d'être parfait, mais ces défauts me font sourire. Quand je le regarde, je souris juste.
Pour les incultes de Disney, Kaa, c'est le serpent. Celui qui essaye d'entuber tout le monde. Le bâtard quoi.
Voilà. C'est tout. C'était juste pour l'intro, lancer le sujet quoi !
Qui est donc, roulement de tambouuuuur : la confiance !
Lundi matin, je me réveille plus tôt que mon réveil, normal, alors que j'ai trop mal dormi, normal, et que la veille je me suis couchée à 5h30, normal, et que je suis épuisée quoi. On est lundi matin, normal, tout va bien. Donc je me réveille et je pense : confiance. Comment faire confiance à l'autre, comment faire que l'autre nous accorde un peu, une miette, de sa confiance ? Comment faire pour que ça marche entre deux personnes qui ont pris un (voire beaucoup) cher et qui ont du mal à faire confiance ? Là est ma question du jour. COMMENT ?
Tout d'abord je me permettrais de vous poser la question du pourquoi ? Bah oui, avant de se demander comment on va faire, faudrait peut-être savoir pourquoi ? Pourquoi faire confiance déjà hein ? Je vous le demande. La seule chose qui me vient à l'esprit là tout de suite, c'est que si on ne fait pas confiance, on devient jaloux. Et quand on est trop jaloux, on devient con, et on se met à faire des tas de conneries plus idiotes les unes que les autres (exemple 1 : fouiller dans le téléphone/facebook de l'autre. C'est moche, c'est MAL). Et puis accessoirement, et encore pire quand on est loin, on devient barge. On fait des crises tout seul (parce que la plupart du temps on ose pas en parler à l'autre, de peur de passer justement pour un barge). On finit par étouffer l'autre, qui en a marre (et on le comprend) et il finit par nous quitter (normal).
Mon mec m'a dit hier soir "j'aurais sans doute d mal à sentir en confiance avant quelque temps". Allez biiiiim. Prend ça. Prend pour toutes les autres qui lui ont fait la misère juste avant. Je peux pas lui en vouloir, je suis dans le même cas. Sauf que moi ça fait déjà quelques mois, que j'ai eu le temps de m'en remettre et de rationaliser la chose. De reprendre confiance en moi, et de pouvoir dire aujourd'hui "tous les hommes sont pas des gros cons". Il y en a beaucoup certes, mais pas tous (c'est pareil chez les filles, pour ceux qui s'apprêtaient à me balancer que c'est du sexisme). Et puis, ça fait deux ans, quoique maintenant trois il me semble, que l'on se connait. J'ai eu le temps d'apprendre à le connaître un peu et d'être en mesure d'affirmer que c'est pas un gros con. Et que je peux lui faire confiance. Confiance dans le sens où s'il a des choses à me dire, il les dira. Il sera correct, me la fera pas à l'envers.
Ça ne m'empêche pas de flipper, de me poser pleins de questions, de me demander où je vais. Et de me dire parfois que la distance c'est nul, compliqué et que ce serait tellement plus simple de le quitter tout de suite, avant de faire des gros dégâts dans mon coeur et dans le sien. Je réfléchis deux secondes et je me dis que je pourrais vivre sans lui, mais ce serait moins cool, moins fun. Que je passerais à côté d'une histoire coolos, et surtout à côté du mec le plus normal que j'ai rencontré jusqu'à présent. Et juste pour ça il en vaut la peine. Et puis il me fait sourire, rire jusqu'aux larmes, m'apprend à écrire plinthe, me fait des blagues auxquelles je crois. Avec lui je goûte du vin, je deviens alcoolique, je mange des magrets de canard au barbecue, des brunchs, je marche, je découvre. Je vis, je grandis.
Ah oui, et sinon je n'ai pas répondu à la question. Parce qu'en fait, je n'en sais rien.
Hozier - Angel Of The Small Death & The Codeine Scene
De quoi je peux bien parler ? Devinez. Quand on le met ça soulage. Quand on l'enlève ça fait toujours mal. Mais plus c'est rapide et moins fait mal. Hop, d'un coup.
Je parle du pansement. Certains le préfèrent discret, et d'autres, surtout les enfants, l'aiment colorés, avec des crocodiles ou des ours dessus. Bref, le pansement c'est trop chouette.
Sauf quand on devient nous-même le pansement. Là c'est moins cool. On est un peu en transition. On sait qu'on fait du bien, on soigne et puis un jour, la blessure est guérie. Cicatrisée. Il est l'heure de se débarrasser du pansement. Allez zou. Alors l'autre tire un grand coup. Et hop poubelle.
La personne pansement sert à redonner confiance. A apaiser un peu la douleur.A remettre sur pieds.
On ne s'en rend pas toujours compte quand on est pansement, et encore moins quand on en utilise un. Et ça devient délicat quand on s'en rend compte. Comment lui dire ? " Bon écoute, je vais mieux, je me rend compte que maintenant j'ai besoin d'être seul" (comprendre "maintenant je suis capable de rester seul"). Ou alors "Dis, tu te servirais pas un peu de moi pour aller mieux par hasard ?" Bref, c'est compliqué.
C'est pourquoi, plus vite on s'en rend compte, plus vite il faut communiquer. (la communication c'est la baaaaaase). Mais le mieux, c'est si on le sait avant même de commencer : tu viens de te faire larguer (ou même si c'est toi qui quitte, ya pas de raison, on peut aussi être mal dans ces cas-là), et tu te rends bien compte que rester tout seul c'est difficile. Les potos et amis c'est bien, c'est chouette mais parfois ça suffit pas. Certaines choses manquent (sans vous faire de dessin, serrer ton mec ou ta copine dans tes bras c'est quand même pas pareil que serrer tes amis hein. On est bien d'accord.) et la seule manière de combler le manque c'est soit d'aller aux putes (t'as de la chance d'être un mec), de te trouver un plan cul (l'inconvénient c'est que si t'es une fille, tu passes vite pour une salope) ou le fameux pansement.
Donc si tu es dans ce cas, et que ta seule alternative c'est de te trouver un pansement (parce que t'as ni envie d'aller aux pûtes, ni de passer pour une salope), et bien PREVIENS-LE. Il/elle a le droit de savoir, que dans trois mois, quand il/elle sera bien attaché, qu'il sera pas loin de te dire qu'il est en train de tomber amoureux de toi, tu vas le larguer comme une chaussette en mode "C'était fort agréable, je vais mieux, je n'ai plus besoin de tes services. Merci :) " Parce qu'en plus, s'il/elle est sympa (comme la plupart des pansements), il te dira "oui d'accord. J'ai bien saisi la chose, ça me fait pas peur". Ça l'empêchera pas qu'il/elle tombe amoureux(se) mais en tout cas, c'est mieux d'être prévenu. Ça fait pas moins mal, mais ça aide à digérer. Alors fais pas ta pûte, ni ton enculé et soit correct.
Voilà. C'était mon (petit) coup de gueule du week-end.
Alors que je ne croyais la chose plus possible, tellement, que j'en avais abandonné l'idée pour quelques temps (quitte à faire un bébé toute seule d'ici 10 ans), surprise surpriiiiiiiise. J'ai rencontré quelqu'un. Rencontrer n'est pas le bon terme. Puisqu’officiellement nous nous connaissons depuis maintenant deux ans je crois. Un machin comme ça. Au détour d'un repas entre amis, après un week end chargé pour nous deux, au bout de quelques mois sans s'être vus, il est apparu (avec une auréole, descendant du ciel, toussa toussa). Un homme tout doux. Et merde, qu'est-ce que ça fait du bien ! De savoir qu'il n'est pas fou, ni bizarre, ni irrespectueux, mais plutôt cool, qu'il rigole à mes blagues plus pourries les unes que les autres, qu'il est choubidou quoi. Il était sous mon nez depuis deux ans. Il y a un an et demi j'avais été trop flippette pour tenter la chose. Aujourd'hui c'est le bon moment. J'ai eu quelques mois pour me retrouver toute seule, pour faire le point, pour me remettre de ces histoires compliquées. Et j'ai rencontré un homme. Normal qui plus est. Il y a deux ans, je m'étais dit : "Il y a baleine sous gravillon, ce mec est trop parfait". Et finalement .. peut-être pas si parfait que ça, mais au bout de deux ans on commence à se connaître, son meilleur ami est mon ami. Je peux avoir confiance, c'est bon. Bon l'inconvénient c'est qu'il est dans le sud (la claque que j'ai prise quand j'ai pigé où était Avignon. Genre super loin de Paris).
J'ai donc décidé de rentrer à Lyon. Ou en tout cas d'essayer. Dans le cadre de mes études, j'ai la possibilité de faire de l'alternance (bien que ce soit pas connu, rare et que je me prend pleins de vents). J'ai cherché à Paris au début des vacances. Je n'ai pas trouvé. J'ai perdu espoir. Mon amie la crevette devait venir sur Paris à la rentrée. Finalement ça ne se fait pas, et elle reste à Lyon. Je garde donc mon pied-à-terre là bas pour encore un an.
Et avec ce nouveau changement dans ma vie, j'ai réfléchi, et je me dis que c'est le moment pour trouver un boulot là-bas. Alors je me suis remise à chercher. Si je ne trouve pas, mon histoire ne marchera pas avec autant de distance. J'ai passé un an à faire les allers-retours entre Paris et Lyon, les week-ends, les vacances .. Il est temps de penser à y retourner pour de bon.
Pour être honnête, je flippe. Une vraie trouillarde. Quand j'y pense, c'est un peu idiot puisque je connais la ville, j'ai des amis que j'aime d'amour, j'aurais un boulot en alternance, je ne ferais ni plus ni moins d'allers-retours que cette année, et en plus je serais payée. D'un point de vue rationnel, c'est un bon choix. Mais j'ai le coeur qui bat la chamade dès que j'y pense. L'excitation peut-être ? Le fait de devoir quitter le petit confort de chez Maman même si ce n'était pas facile tous les jours ? Partir pour de mauvaises raisons ? Me planter ? Je crois qu'il n'y a aucune raison que je me plante.
Je vois déjà certaines personnes de mon entourage ici me dire que partir pour quelqu'un c'est une mauvaise idée. Je crois que cette fois c'est différent. Je dis cette fois parce qu'il y a 4 ans je suis partie là bas pour être avec mon copain. Je l'ai suivi dans l'inconnu. Et je n'ai jamais regretté. Je crois que c'est encore l'heure de me battre pour ce que je veux. Souhaitez moi bon courage !
Parfois, j'ai le sentiment que la vie est trop. (Je vous rassure tout de suite, ceci n'est pas un post sur une envie de mourir quelconque, loin de là). Je suis certaine de ne pas être la seule à avoir ce sentiment (en tout cas j'espère, ce serait sympa de me rassurer). J'essaye de m'expliquer. Je suis quelqu'un d'assez émotif. Je ne sais pas contrôler mes émotions (colère, tristesse, bonheur, désir, entre autre. Ma vie n'est pas facile, je sais), et certaines fois j'aimerais bien être plus grosse, histoire de pouvoir contenir toute cette masse de sentiments à l'intérieur de moi. Ou alors que les émotions soient moins vives. Moins extravagantes. Moins trop (tu saisis ou j'ai déjà commencé à te perdre ?). Évidemment comme aucune des deux hypothèses n'est possible, j'ai le sentiment de m'élever. Comment vous expliquer ça sans que vous me preniez pour une folle.. La tâche me semble ardue ! J'ai souvent ça avec la musique, en concert. Quand trop de bonheur, je ne peux pas tout garder en moi, c'est comme si je m'évaporais. Vous voyez le délire ? C'est un peu bizarre, je vous le concède. Mais je vais bien, je suis encore entière. Hourra !
Vraiment, des fois le sentiment que la vie est trop, que je n'arrive pas à tout gérer, à tout prendre avec moi, à tout garder en moi, est souvent là. Je crois que c'est pour ça qu'en partie je me suis décidée à écrire ici. J'ai toujours aimé écrire. Ou plutôt, écrire m'a toujours fait du bien. J'étais du genre la fille avec un journal. Où j'écrivais assidument quand je décidais de commencer à écrire. Et finalement à laisser tomber. Parce que je me rendais compte que ma vie ne valait pas la peine d'être racontée en long en large et en travers dans un journal. Et en grandissant, j'ai juste compris que j'écrivais quand ça n'allait pas. Et que j'arrêtais quand ça allait mieux. Je me suis même lancée dans l'écriture de chansons (avoir un meilleur ami guitariste ça aide), mais je me suis vite rendue compte que je n'avais aucun talent, et j'ai préféré laissé ça aux autres, bien meilleurs que moi.
Je ne sais plus trop pourquoi j'écris ce soir. Je rangeais ma chambre après avoir passée ma journée à bouquiner/dormir sur mon balcon, en maillot de bain comme une limace, à regarder des séries (oui parce qu'au fait, je suis en vacances ! Youpi hein ? En fait pas trop. Mais ceci est une autre histoire. Ô joie !) (Vous avez le droit de me détester si vous aimez les vacances, mais que vous n'en avez pas. Je comprendrais, je vous en voudrais pas.), et d'un coup c'était trop. Il y a maintenant une semaine je pense, voire plus, je lui ai envoyé mon dernier sms. Et je vais essayer de m'y tenir. Respecter quelqu'un c'est le laisser partir. Alors je vais essayer pour de bon. Mais tout à l'heure, après cette journée au soleil, j'étais pleine d'optimisme, et je me suis laisser aller à penser "pourquoi pas essayer ce soir ?". Le seul truc que j'ai trouvé pour éviter d'y penser c'est de ranger mon bazar. Jusqu'à ce que je me rende compte, et que je me souvienne de l'existence de cet espace. Je ne pourrais pas dire que ça va mieux, je combats tous les jours l'envie de lui écrire VS respect, mais ça soulage. De le faire sortir de ma tête. Tout du moins de l'écrire, et de ne pas emmerder mes amis avec cette histoire. Il serait temps que ça s'arrête. Je suis pleine d'espoir, seulement à partir de fin août, puisque nous travaillons au même endroit. Tout va bien dans le meilleur des mondes. J'ai prévu de quoi faire pour me remonter le moral et faire face : Rock En Seine.YEAH.
The Leisure Society - Fight For Everyone.
mercredi 12 juin 2013
Ça fait un moment que je me demande comment écrire, comment partager tout ce que la main et le toucher représentent pour moi.
La main c'est l'organe de la proximité, du toucher. Parfois de la violence, mais plus souvent de la sensualité, de la chaleur. Toucher c'est réconfortant. A l'école on nous apprend que maintenir le contact avec le patient de manière tactile peut être apaisant. Poser la main sur quelqu'un, c'est lui demander un contact, c'est demander une certaine proximité. Alors quand on a de la chance, il accepte, et peut même nous le rendre. Et parfois il refuse. Bon là il n'y a pas grand chose à faire : laisser l'autre le temps de venir vers vous.
Pouvoir toucher quelqu'un est, pour moi, quelque chose d'important. Je n'arrive pas à toucher certaines personnes. Alors que je les adore. Et avec d'autres que je connais depuis une heure, j'ai envie et je ressens presque le besoin de les toucher. Et d'autres me révulsent carrément. Leur faire la bise est le seul contact physique que je tolère.
Je suis, à la base, très tactile. J'aime toucher les gens, j'aime ce contact particulier. Dans le regard il se passe beaucoup de choses, mais dans le contact tactile, c'est du ressenti. Quand on ferme les yeux, on peut imaginer l'autre avec la main sur le bras. C'est intense même dans les souvenirs. Je ne retrouve pas cette intensité dans le regard. Sur l'instant oui, mais pas dans le souvenir.
Quand ça ne va pas, j'ai deux extrêmes. Soit j'ai besoin de contact, et ça a tendance à me calmer. Mais seulement certaines personnes en sont capables. Soit je refuse le contact. Avec tout le monde. Et je ne supporte plus qu'on me touche. Ce genre de période est difficile à vivre, puisque pour être bien, j'ai besoin de toucher les autres. C'est ma manière de communiquer, ma manière de dire que je les aime. Sans ça, j'ai la sensation de me renfermer et de perdre mon mode de communication. Et là j'ai tendance à devenir barge (plus que d'habitude je veux dire).
La main est ce qui me permet de faire tout ça. Mes mains me permettent de communiquer, quand je ne sais pas le dire avec des mots.
The Cinematic Orchestra - To Build a home (feat. Patrick Watson)
Bon, ça suffit pour ce soir. Ça faisait longtemps, j'en suis toute émue.
C’est le retour de Fernande !!!
Oui bon je sais vous allez vous dire que je ne parle que de choses
tristes, mais qu’est-ce que vous voulez ça m’inspire, alors que
quand je suis heureuse, je profite juste du moment présent !
Cependant j’y penserai quand même la prochaine fois à faire
quelque chose de plus joyeux !
Alors voilà aujourd’hui Fernande est
en pleine réflexion. Enfin ce n’est pas Fernande à la base qui
est en pleine réflexion, mais Lucien. Lucien c’est un garçon que
Fernande a rencontré il y a 1 an et plusieurs mois, sur un bateau.
Et depuis c’est une longue histoire, d’amitié avant tout. Voilà
Fernande n’a jamais été aussi proche de quelqu’un et surtout
d’un garçon. Ils s’entendant vraiment bien, et passent de super
moments ensemble. Mais voilà, Lucien il y a 1 an et plusieurs mois
il n’était pas célibataire, et même pas du tout. Engagé dans
une relation longue très longue pour son âge. Qui s’est terminée
pour des raisons pas valables alors que tout se passait bien. A ce
moment-là Fernande ne savait pas tout, et elle était en recherche
d’un peu de frisson alors ils s’étaient mis ensemble. Ça n’a
duré que quelques jours, et Fernande en était bien soulagée, parce
que passer après une fille comme ça c’est mission impossible.
Cependant une très belle amitié est née de cette rencontre. Et si
l’histoire s’arrêtait là ce serait un peu walt disney non ?
Sauf que mettez une fille et un garçon célibataire ensemble tout
le temps, à se marrer et à s’adorer, ça peut ne pas rester
simple. Un truc qui gâche tout arrive : LES QUESTIONS. Bah oui
parce qu’au lieu de profiter de ce qu’ils ont, ils se mettent à
réfléchir, pourquoi je suis aussi proche de lui ? Pourquoi on
s’entend aussi bien ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Alors un jour Fernande elle n’en peut plus elle craque, elle lui en
parle, parce que c’est trop pour elle, elle ne peut pas continuer
dans une relation aussi ambiguë. Juste besoin de savoir, elle sera
fixée au moins. Alors ils en parlent, ils en sont un peu au même
point des deux côtés, ils se posent des questions, ils pensent à
se mettre ensemble tout en sachant très bien que ça pourrait tout
gâcher, et que des amitiés comme ça, c’est pas le genre de truc
que tu rencontres, que tu crées que tu vis tous les jours.
Et puis avec Lucien il a quand même un
bémol, Fernande elle compte beaucoup pour lui, et il lui dit de ne
pas s’inquiéter, il lui fait la liste des filles qui lui courent
autour (oui parce qu’il y a une liste… c’est un garçon à
copines Lucien !) il lui dit de ne pas s’inquiéter que ce
sont juste des copines, toutes non à ce moment-là Lucien il parle
d’un joker, concernant son ex. Mais ça, Fernande elle n’y fait
pas attention.
Voilà encore quelques mois passent
après cette discussion on se dit qu’on va y réfléchir. Pour
Fernande c’est tout réfléchi, elle veut, mais elle ne veut pas
que ça se fasse pour de mauvaises raisons, pas juste pour voir, elle
veut que ce soit réfléchi, et que ça vienne du cœur, bah oui elle
est comme ça Fernande, elle fait les choses avec son cœur.
Le temps passe et Fernande se dit que
c’est fini, toutes ses copines n’arrêtent pas de lui demander
alors quand est-ce que vous vous mettez ensemble avec Lucien, et
Fernande elle répond sans faiblir bah jamais on est juste ami, et
même qu’elle s’en convainc Fernande, parce que c’est le
printemps qui revient, et qu’elle voit tous les beaux garçons qui
sortent de leur tanière, et elle se dit que c’est ça la solution.
Un amoureux, et Lucien. Voilà, sauf que cette nouille elle ne peut
pas vraiment se lancer dans quelque chose d’autre, parce que dans
un coin de sa tête il y a toujours Lucien, et qu’elle ne sait pas
vraiment ce qu’elle ressent pour lui, et qu’elle se pose toujours
des questions, qu’elle ne sait pas ce que ça pourrait donner. A
ce moment-là on ne sait pas trop ce qui se passe dans la tête de
Lucien mais finalement il se dit que oui il faut tester, que c’est
con de rester comme ça, faut dire qu’il a appris Lucien qu’il ne
partait pas à l’autre bout de la France pour cet été, alors il a
dû se dire que c’était le moment. Ils se mettent donc ensemble.
Et c’est à la fois super naturel, et à la fois super bizarre. Bah
oui parce qu’ils se connaissent bien, très bien, mais comme ami.
Fernande elle se dit qu’il faut un moment d’adaptation, que Rome
ne s’est pas construite en un jour. Et que ça finira par aller
mieux. Et puis elle est contente Fernande, elle redécouvre les
plaisirs d’avoir un amoureux. Elle savoure ces petits moments loin
du reste, des soucis, du quotidien.
Mais il ne faut pas trop s’habituer à
tout ça, parce que lors d’un grand week-end de 5 jours, Fernande
elle se rend bien compte que quelque chose ne va pas. Il ne répond
plus Lucien, il est super distant. Alors Fernande demande des
explications :
Lucien il ne sait pas ce qu’il veut.
Jamais. Trop de questions, et pour Lucien si on se pose une question
ça veut forcément dire quelques chose. Donc c’est mauvais signe,
donc il ne fait rien. Et Fernande elle est impuissante devant tout
ça. Qu’est ce qu’il lui reste à faire ? Attendre, pas
possible, plus possible maintenant qu’elle sait tout ça elle ne
peut plus, qui voudrait vivre avec une épée de Damoclès juste
au-dessus de la tête. Même en essayant très fort, de tout son cœur
elle ne peut pas, elle se connaît, ça va lui gâcher la vie. Ce ne
sera plus simple. C’est foutu. Alors, le quitter, il ne reste plus
que ça. C’est ce qu’elle a réalisé hier Fernande, et elle ne
comprend plus grand-chose.